Dans un entretien avec Variety où il évoque des auditions passées, l’acteur Eddie Redmayne révèle avoir auditionné pour un projet devenu hélas une arlésienne : l’adaptation du chef-d’oeuvre vidéoludique Bioshock, que devait réaliser Gore Verbinski.

Dans un entretien accordé à Variety, mené aux côtés de l’acteur Jamie Dornan, Eddie Redmayne évoque des souvenirs d’auditions pour des films passés. Et l’interprète de Norbert Dragonneau dans la saga des Animaux Fantastiques de révéler ainsi qu’il avait passé une audition pour ce qui devait être l’adaptation cinématographique du fabuleux jeu Bioshock, que le réalisateur Gore Verbinski tenta -en vain- de mettre sur pied. Jamie Dornan, qui vivait en colocation avec Redmayne à l’époque, explique lui aussi avoir auditionné pour le même film; sans que les deux ne disent, malheureusement, pour quels rôles ils avaient auditionné. Peut-être s’agissait-il de celui du protagoniste principal du jeu, Jack ?

Chef-d’oeuvre Art deco et Steampunk

Chef-d’oeuvre vidéoludique absolu sorti en 2007, Bioshock premier du nom a incontestablement marqué d’une pierre blanche le monde des jeux vidéo. Largement influencé par tout un courant littéraire d’oeuvres utopiques et dystopiques au milieu desquelles se trouvent celles d’Ayn Rand et George Orwell, le premier volet de la trilogie des jeux Bioshock se déroulait en 1960. Le joueur y incarnait un personnage, Jack, victime d’un crash aérien en pleine mer, et découvrait une immense ville sous-marine cachée aux yeux de tous du nom de Rapture. Une ville construite par un mégalomane milliardaire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale du nom d’Andrew Ryan, afin d’y réaliser ses rêves les plus fous de société utopique, loin de toute morale extérieure.

Baignant dans une fabuleuse ambiance Art deco mâtinée de Steampunk, une ambiance malsaine aussi, le joueur avancait dans sa quête au milieu d’une ville devenue incontrôlable, où la population, devenue folle après l’abus d’une mystérieuse substance baptisée “Adam”, se livrait à une véritable guerre civile. Par ses qualités d’écriture, la noirceur absolue de son scénario, sa mise en scène, sa capacité à brasser avec une intelligence souvent confondante des thèmes puissants, y compris philosophiques, sans oublier bien sûr son ambiance unique, ce FPS narratif fut, pour nombre de joueurs, une expérience inoubliable. Si une suite, Bioshock 2, est sortie en 2010, Ken Levine préféra se concentrer sur Bioshock Infinite, sorti en 2013, qui se déroulait cette fois-ci dans une fantastique cité céleste du nom de Columbia, au début du XXe siècle. Un jeu très fort aussi, brillant, mais forcément moins marquant que le choc que fut la découverte du premier opus en 2007.

Une licence qui a logiquement attiré d’ailleurs les regards d’Hollywood, pour au final voir le projet d’adaptation s’enliser puis être annulé, notamment parce que l’enveloppe budgétaire estimée à l’époque était trop importante. Jusqu’à 2014, année où Sony Pictures Entertainment, détenteur des droits d’adaptation, a réservé des noms de domaines “bioshock-movie.com”, ” “bioshock-movie.net” et “bio-shock.net… Et depuis ? Silence radio. Cela dit, vu qu’une firme comme Netflix est capable de signer un chèque de plus de 150 millions de dollars à Michael Bay pour son Six Underground, qui sait ? Peut-être aurons-nous la chance de voir un jour une potentielle adaptation revenir dans les tuyaux. Ou, pourquoi pas, une mini-série ?

Ci-dessous, la bande-annonce de la trilogie Bioshock remasterisée, sortie en 2016. Autant dire qu’elle est tout bonnement immanquable si vous n’avez jamais posé vos mains sur un jeu de la saga.

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