Meghan Markle et le prince Harry n’hésitent pas à mettre la reine Elizabeth au défi depuis leur rupture avec la famille royale. Et celle-ci n’a pas peur de leur riposter. Retour sur leurs provocations.

Jamais la reine Elizabeth n’avait été aussi défiée depuis l’arrivée de Lady Diana au sein de la famille royale. Si le prince Harry est passé par une période de rébellion pendant sa jeunesse, il s’est affranchi des traditions royales après sa rencontre avec Meghan Markle. Ensemble, l’actrice et le duc n’ont pas hésité à se faire entendre, au risque de perdre tout contact avec leur clan.

Les ennuis ont vraiment commencé lorsque les Sussex ont décidé de ne pas passer Noël à Sandringham avec la reine Elizabeth, en 2019. Au lieu d’honorer le souhait de la monarque, qui tient tout particulièrement à ce rassemblement familial, Meghan et Harry, alors jeunes parents du petit Archie, ont préféré se réfugier dans un manoir canadien. Des vacances impromptues de l’autre côté de l’Atlantique qui ont mis la puce à l’oreille des commentateurs royaux, informés par des amis du couple. La rupture était-elle proche ?

Un départ surprise et des négociations tendues

Les Sussex ont mis fin au suspense quelques semaines plus tard. Le 7 janvier, au lendemain de leur retour à Londres, on apprend d’un journaliste du Sun qu’ils prévoient de déménager dans la contrée présidée par Justin Trudeau. Cette publication inattendue oblige le prince Harry -échaudé par la photo de la reine avec ses héritiers- et Meghan Markle à publier un communiqué sur Instagram pour annoncer plus tôt que prévu leur départ de la famille royale. La reine Elizabeth apprend la nouvelle comme nombre de Britanniques, en regardant la télévision.

S’ensuivent deux mois de négociations, durant lesquels la reine Elizabeth n’hésite pas à mettre des bâtons dans les roues de son petit-fils. Le 21 février, elle annonce qu’elle interdit à Meghan et Harry d’utiliser le nom Sussex Royal, qu’ils utilisent déjà sur leur site et leurs réseaux sociaux et qu’ils veulent donner à leur organisation caritative. Dans un communiqué, elle explique qu’ils ne peuvent plus utiliser le terme “royal” et dévoile qu’ils devront dire au revoir à Sussex Royal au printemps 2020. Meghan Markle conteste cette décision, déclarant à un proche que la monarque ne peut pas “légalement l’arrêter” et que son mari et son fils ont du sang royal. Mais rien n’y fait : Elizabeth II persiste et signe.

Le 30 mars, quelques semaines après avoir fait une tournée d’adieu très lookée, ils postent un dernier message sur leur compte Instagram officiel. “Nous sommes convaincus que chaque être humain a le potentiel et la possibilité de faire la différence – comme on le voit maintenant à travers le monde, dans nos familles, nos communautés et celles qui sont en première ligne – ensemble, nous pouvons nous élever mutuellement“, peut-on y lire.

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Trop engagés politiquement

La page Sussex Royal est tournée et une période de flou commence, alors que la crise du coronavirus débute. Après quelques mois à trouver discrètement leurs marques au Canada puis en Californie, les Sussex refont petit à petit surface dans les médias. Ils participent à des événements caritatifs et accordent des interviews en visioconférence. Puis s’engagent politiquement, au grand dam de la reine Elizabeth.

Nous ne pouvons pas aller de l’avant si nous ne reconnaissons pas le passé“, a déclaré le prince Harry à propos de l’histoire du Commonwealth le 6 juillet dernier. Une déclaration mal accueillie par une partie des Britanniques, qui estiment que “critiquer le travail d’une vie entrepris par la reine est irrespectueux“. Peu importent les critiques, les Sussex, président et vice-présidente du Queen’s Commonwealth Trust, se réengagent politiquement en septembre, lorsqu’ils appellent les américains à voter et à “rejeter les discours de haine.

L’historien Robert Lacey, interrogé par le Vanity Fair américain le 20 octobre, se montre pessimiste quant à une éventuelle réconciliation entre les Sussex et la famille royale, et revient sur un article du Sunday Times rapportant qu’ils ont “violé leur accord avec [la Firme] lorsqu’ils ont fait des commentaires à propos de l’élection américaine. D’après lui, ces déclarations ont offert une raison de plus à la reine Elizabeth et sa cour de les mettre de côté au profit du prince William.

Leurs propres événements royaux

Personæ non gratæ aux événements royaux, Meghan Markle et le prince Harry ne se laissent pas ébranler. Ce dimanche 8 novembre, ils ont orchestré leur propre cérémonie du Remembrance Sunday dans le cimetière de Los Angeles, pendant que la royal family prenait part aux commémorations traditionnelles de ce jour du Souvenir en groupe. Cette sortie a été organisée suite au refus de la monarque de déposer une gerbe au nom du prince Harry. Elle a été vue comme un “coup de pub” par certains, mais défendue par les proches du duc de Sussex, qui rappellent l’engagement de ce dernier pour les vétérans de guerre.

Quelles que soient leurs véritables motivations, Meghan et Harry, forts de leur contrat juteux avec Netflix et de la création récente de leur fondation, montrent à la reine Elizabeth qu’ils tracent leur route sans la laisser dicter leurs actions. Et creusent un peu plus le fossé qui les sépare de la famille royale.


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