L’an passé, les forces de sécurité ont enregistré un peu plus de 142 000 victimes de violences commises par leur partenaire (soit une hausse de 16 % sur un an), dont près de 126 000 femmes.

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Crise sanitaire oblige, le ministère de l’Intérieur n’a pas été en mesure d’effectuer son enquête annuelle “cadre de vie et sécurité” pour l’année 2020. Il présente toutefois les résultats de l’enquête menée en 2019 sur les violences conjugales, d’après les plaintes et éléments recueillis par les services de police et gendarmerie. Derrière ces avalanches de chiffres et de pourcentages, des drames humains, des vies brisées, des histoires sordides. Ainsi, 125 840 cas de violences ont été commis contre des femmes l’an passé, sur un total de 142 310, soit 88% des victimes. Dans le détail de ces violences commises par le partenaire, mari ou conjoint, on déplore 3700 viols, 90 480 violences volontaires avec ou sans incapacité totale de travail (ITT), 16 670 cas de harcèlement et 14 340 menaces de mort.

Au niveau départemental, le Doubs se singularise par un nombre de victimes de violences conjugales enregistrées plus élevé que les autres départements, suivi, à un moindre niveau, par la Côte d’Or, les Côtes-d’Armor et la Seine-Saint-Denis : on y compte plus de 3 victimes enregistrées par les forces de sécurité pour 1 000 habitants. La Corse-du-Sud, la Creuse et la Haute-Corse dénombrent moins d’une victime pour 1 000 habitants. Ces proportions sont relativement stables entre 2018 et 2019.

146 femmes mortes de violences conjugales en 2019

En 2019, selon l’étude de la Délégation aux victimes sur les morts violentes au sein du couple, 173 victimes ont été recensées par la police et la gendarmerie nationales (en augmentation de 16 % par rapport à 2018), soit 146 femmes et 27 hommes. La part des femmes victimes a augmenté de 25 % entre 2018 et 2019 et celle des hommes a diminué de 1 % Sur ces 146 femmes tuées en 2019, 41 % avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire et 43 % d’entre elles avaient déposé une plainte. Plus d’une victime sur quatre (42 %) a entre 30 et 49 ans. Dans la majorité des cas, la victime est de nationalité française et en inactivité (retraitée ou sans profession). De même, dans la majorité des cas, l’homicide est commis au domicile du couple, de la victime ou de l’auteur présumé.

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