Invité sur le plateau de CNews ce vendredi 6 novembre, Jean Messiha est venu justifier son départ du Rassemblement National. L’homme politique a également abordé différents sujets de société, dont la place de l’Islam vis à vis de la République.

Il y a quelques jours, Jean Messiha annonçait son départ du Rassemblement National. Soutien de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l’homme politique a pris la décision de s’éloigner du parti suite à des différent politiques. Jean Messiha regrettait notamment d’avoir été écarté des élections européennes et municipales. 

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Présent ce vendredi 6 novembre sur le plateau de CNews, l’homme politique a répondu aux questions de Jean-Marc Morandini. Il en a profité pour évoquer une nouvelle fois sa décision de quitter le RN. Jean Messiha l’assure : il n’y a pas pour autant de tensions avec Marine Le Pen. “J’ai pris la décision de partir en très bons termes avec Marine Le Pen. En démocratie, un désaccord n’est pas un crime. En démocratie, un désaccord c’est une opportunité, mais ça ne l’est plus quand on est à l’intérieur d’un mouvement politique où il y a une ligne stratégique fixée par la présidente du mouvement“, a-t-il expliqué. Jean Messiha et Jean-Marc Morandini ont par la suite abordé des sujets d’actualité, et notamment les récents attentats survenus en France. 

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L’ancien membre du RN a souhaité pointé du doigt l’impact que pouvait avoir selon lui l’Islam sur certains musulmans et leur rapport avec la République. “Je pense que dans cette religion, il y a une organisation de la société, vis à vis par exemple des rapports hommes-femmes, des minorités ou de l’héritage, qui n’est pas compatible avec la République“, commence-t-il. Alors que Jean-Marc Morandini l’interpelle sur la gravité de ses propos, Jean Messiha persiste et signe. “À partir du moment où le musulman dit ‘je ne vais pas appliquer cette partie de la charia, je choisis les lois de la République, alors c’est compatible (…) En fonction de leurs pratiques religieuses, les musulmans sont compatibles avec la République. Mais l’Islam, en tant que corpus total, n’est pas compatible avec la République“, lance-t-il. Un discours dénoncé par son interlocuteur, qui lui reproche “d’attiser la haine“. 

Aurélien Gaucher

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