Dans cette comédie irrésistible, le comédien du Splendid a été impressionné par son jeune partenaire. Confidences.

Vous incarnez Roland Verdi, un sexagénaire raciste et machiste, atteint d’Alzheimer. Quel effet cela fait-il d’interpréter un tel personnage ? 

Thierry Lhermitte : Roland n’est pas vraiment antipathique. Par provocation, il profère des horreurs, mais il n’a pas un mauvais fond et n’est jamais méchant. Le réalisateur, Robin Sykes, s’est inspiré du journaliste sportif Thierry Roland pour ce personnage. C’est très intéressant, en tant qu’acteur, de se mettre dans la tête d’un homme qui perd la mémoire et de lui donner un côté touchant… 

Jean-Baptiste, le petit-fils de votre personnage, qui prend en charge son grand-père le temps d’un week-end, est campé par Rayane Bensetti. Comment s’est passée votre rencontre ? 

Dès les premières scènes, on s’est bien entendus, et notre complicité a été instantanée. Nous sommes devenus copains tout de suite. J’ai découvert en lui un acteur appliqué, excellent, qui a su tenir son rôle. 

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Vous avez déclaré : “En tournant avec cet acteur plus jeune, je me suis revu face à Philippe Noiret, dans Les Ripoux“… 

Oui. À travers Rayane, j’ai retrouvé le jeune candide que j’étais en 1984, sur le tournage de Claude Zidi. Pour la première fois, je quittais ma bande de copains du Splendid pour me retrouver face à Philippe Noiret, un grand comédien expérimenté. Il a été tellement bienveillant avec moi. 

Quel est votre secret pour jouer à la perfection, pendant deux mois, un homme qui perd la mémoire ? 

Avant le tournage, j’ai longuement rencontré le père d’un copain, qui commençait à être atteint de la maladie d’Alzheimer. Je lui posais des questions, et il répondait gentiment, mais à côté. J’ai observé sa façon d’être pour construire mon personnage. Sous des dehors légers, le film aborde le drame de cette maladie. 

En avez-vous peur ?

Oui, d’autant plus qu’elle peut tomber sur n’importe qui, avec des souffrances terribles chez certains, alors que, chez d’autres, la mémoire va s’éteindre doucement. Mais le film montre que l’humour, face à l’absence de traitement, aide beaucoup. 

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Il paraît que vous avez souvent improvisé vos dialogues… 

Oui. Lorsque vous aimez un rôle, vous vous en emparez et vous y mettez votre spontanéité. J’ai donc fait des propositions, et Robin, qui est un réalisateur très sympa, les a acceptées. 

Vous jouez dans Alors on danse, une comédie de et avec Michèle Laroque, prévue cette année… 

J’ai tourné en août dernier avec elle, Patrick Timsit et Isabelle Nanty, et ce n’était que du plaisir. J’en garde un souvenir exquis. J’adore Michèle Laroque, avec laquelle je serai à l’affiche de Joyeuse retraite ! 2, dont le tournage va bientôt débuter. 

Au fait, dans la vraie vie, quel genre de grand-père êtes-vous ?

Un peu distant, car mon petit-fils vit avec ses parents au Canada. Et je vois de temps à autre ma petite-fille qui réside en France. Je ne suis pas un papy gâteau, mais cela reste important pour moi, de partager de bons moments avec mes petits-enfants.

La Finale : jeudi 29 avril à 21h05 sur France 3

Interview Jean-Baptiste Drouet 

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