Si Tout s’est bien passé, mercredi soir pour André Dussollier, Sophie Marceau et Géraldine Pailhas, on attend de savoir si l’on peut dire la même chose pour les deux nouveaux films présentés ce jeudi en compétition : Le Genou d’Ahed et Lingui, les liens sacrés. Après François Ozon sur le suicide assisté, l’Israélien Nadav Lapid dénonce avec virulence le manque de liberté d’expression dans son pays, tandis que le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun expose les injustices que subissent les femmes dans le sien, pointant leur solidarité pour échapper aux diktats des hommes.

Ces deux nouveaux films entrent en résonance avec l’actualité du monde, et ont toutes leurs chances pour le palmarès « sous le signe de la lutte » que le jury de Spike Lee rendra samedi 17 juillet. Mais cette journée de jeudi a surtout été marquée par trois films de la nouvelle section Cannes Premières, qui sont tous des documentaires ou plutôt des portraits.

Jane Birkin vue par Charlotte Gainsbourg

C’est notre film préféré de la journée. Le moment de complicité le plus agréable à voir entre Jane Birkin et sa fille
Charlotte Gainsbourg, qui brosse son portrait tout en délicatesse : Jane par Charlotte​.

« C’était un long voyage », a déclaré sur scène Charlotte Gainsbourg, en parlant de ce qui l’a amenée à découvrir sa mère, dans tous les sens du terme. Les regards que ne cessent de se jeter les deux femmes devant les festivaliers enthousiastes venus les accueillir font plaisir à voir. Le film sortira en salles le 27 octobre.

The Velvet Underground vu par Todd Haynes

A fond la musique sur la Croisette ! Après Annette de Leos Carax en ouverture, et Jane par Charlotte dont on vient de parler, voici The Velvet Underground, l’hommage de Todd Haynes au groupe popularisé par Andy Warhol dans les années 1960. « Je n’ai pas voulu faire un film ” sexe, drogue et rock’n’roll “, a confié le cinéaste à 20 Minutes. J’avais plus envie de parler de leur création et de la façon dont la musique et le cinéma d’avant-garde s’entremêlaient à cette époque. » Son documentaire réunit des images d’archives rares dans lesquelles Lou Reed, John Cale et Nico apparaissent rayonnants de jeunesse et qu’on pourra découvrir sur Apple TV+ à partir du 15 octobre.

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La vache Luma vue par Andrea Arnold

Troisième film de la section : Cow de la Britannique Andrea Arnold, que 20 Minutes n’a pas vu (on ne peut pas tout voir) mais
a eu de très bons échos. Le film raconte la vie de Luma, une vache filmée à hauteur de vache, c’est-à-dire sans fermier ni la moindre intervention humaine. Et avec, paraît-il, un « incroyable rebondissement dans le dernier tiers du film ». On en reparlera lors de sa sortie.

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