La femme de 40 ans est jugée pour avoir tué son mari et ex-beau-père violeur, violent, pédocriminel et proxénète.

C’est la nouvelle Jacqueline Sauvage de la justice, Valérie Bacot est accusée d’avoir tué son mari qui la battait et la prostituait. Dès aujourd’hui, elle est jugée aux assises de Saône-et-Loire et encourt la perpétuité. Retour sur une affaire noire… En mars 2016, elle tire une balle dans la nuque de son époux avant d’enterrer son corps dans les bois de La Clayette, à l’aide de leurs deux fils. C’est alors la mère du petit-ami de la fille de Valérie Bacot, qui lui aussi avait aidé à transporter le cadavre, qui a dénoncé la famille. L’homme, Daniel Polette, était, avant d’être son époux, son beau-père. Dès ses 12 ans, il a abusé sexuellement d’elle a répétition, avant d’être incarcéré pendant 2 ans pour ces faits. Pendant ce temps-là, la mère de Valérie Bacot sombre dans l’alcool, la dépression et devient violente, la jeune fille, alors âgée de 17 ans, s’échappe avec son violeur qui devient son mari et le père de ses 4 enfants… Ce n’est que le début d’une vie de calvaire.

À chalon-sur-Saône pour le premier jour du procès de Valerie #Bacot, jugée pour avoir assassiner son mari, qui était aussi son ex-beau père. Un homme qui l’a violée quand elle avait douze ans. @CNEWS

En fuyant la violence et l’alcoolisme de sa mère, elle tombe dans la gueule du loup. Alcoolique, violent, il la frappe et même l’étrangle jusqu’à l’évanouissement lors d’une de ses grossesses. En 2004, il l’emmène dans une forêt où elle se prostitue pour 20 €, pendant qu’il lui donne des instructions avec une oreillette. Une prostitution qui durera des années. Lorsque sa fille, Karline, atteint les 14 ans, son père commence à lui poser des questions sur sa vie sexuelle. En 2016, encore forcée à se prostituer, c’est la goutte de trop pour Valérie Bacot. “Ce sont les violences extrêmes subies pendant près de 25 ans et sa peur de les voir se perpétuer à l’encontre de sa propre fille qui l’ont conduite, de manière inexorable, au passage à l’acte”, expliquent les avocates de Mme Bacot, Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini. De son côté, l’accusée estime avoir été victime du système judiciaire français : “Mon histoire est le fruit de tant de dysfonctionnements”, a-t-elle expliqué concernant le retour de son beau-père de l’époque au domicile familial, après sa sortie de prison. Des problèmes qui n’ont toujours pas été réglés, en vain pour toutes les femmes victimes de violences conjugales…

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