On reconnaît la pensée sauvage à ses fleurs aux nuances violettes, blanches et jaunes. Cette plante connue depuis des siècles possède de nombreuses propriétés. Quelles sont-elles ? La pensée sauvage est-elle recommandée pour tout le monde ? Comment l’utiliser ? On fait le point.

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La pensée sauvage (Viola tricolor), aussi appelée “pensée tricolore”, est une plante annuelle, ce qui signifie que son cycle de culture et de vie s’étend sur une année uniquement. Elle appartient à la famille des Violacées, dont fait partie la violette. La pensée sauvage est originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et d’Asie, mais est également cultivée en Amérique du Nord. En France, on trouve cette plante sur les zones non-cultivées, telles que les montagnes, les friches ou les talus. Cette dernière peut mesurer de 5 à 40 cm de hauteur. La pensée sauvage se caractérise par une tige dressée et des feuilles dentelées. Quant à ses fleurs, elles sont composées de cinq pétales teintés de blanc, de jaune et de violet. En phytothérapie, seules les fleurs de cette plante sont utilisées.

Quelles sont les vertus de la pensée sauvage ?

“L’utilisation traditionnelle de la pensée sauvage remonte à l’Antiquité. Les préparations à base de cette plante étaient utilisées au Moyen-Âge principalement comme remède pour diverses affections cutanées”, indique l’Agence européenne des médicaments (EMA) dans un rapport publié en 2010. Elle permet de traiter l’acné, l’eczéma, l’impétigo, les démangeaisons, le psoriasis et les séborrhées du cuir chevelu chez les nouveau-nés grâce à sa partie aérienne riche en tanins, mucilages, flavonoïdes et vitamines E. “Les tanins freinent la sécrétion sébacée de la peau”, peut-on lire sur le Précis de Phyto-Aromathérapie du Dr Danielle Roux et Dr Daniel Sciméca. Cette plante a une action directe sur la peau grâce aux acides gras insaturés et aux vitamines présentes dans cette dernière.

Les propriétés expectorantes de la pensée sauvage permettent aussi de lutter contre les maladies respiratoires, telles que la bronchite ou le rhume. Cette plante “est traditionnellement utilisée comme diurétique”, précise l’EMA. Elle agit également sur les troubles des voies urinaires, comme la cystite et la dysurie. Considérée comme un remède qui “purifie le sang”, la pensée sauvage est aussi recommandée pour traiter les rhumatismes, la goutte et l’artériosclérose.

D’après le Précis de Phyto-Aromathérapie du Dr Danielle Roux et Dr Daniel Sciméca, l’action dépurative de cette plante favorise l’élimination des toxines au niveau des reins et du foie. Les mucilages présents dans cette herbe accélèrent également le transit intestinal.

Pensée sauvage : comment l’utiliser pour profiter de ses bienfaits ?

On peut avoir recours à cette plante de différentes façons. La pensée sauvage peut être utilisée en infusion. Pour cela, il convient de faire bouillir 5 à 10 g de plante dans un litre d’eau. Il est possible de consommer cette boisson 3 fois par jour. Cette utilisation est préconisée afin de soulager les maladies respiratoires et des troubles des voies urinaires. On peut aussi l’utiliser en application cutanée pour traiter les maladies de la peau. Dans ce cas, on broie “une cuillère à café de plantes dans une tasse d’eau chaude pendant 5 minutes. Appliquer ce mélange comme un pansement humide sur les zones affectées de la peau 2 à 3 fois par jour”, explique l’EMA.

La pensée sauvage peut être associée à la bardane et à la levure de bière pour prendre en charge l’acné, selon le Précis de Phyto-Aromathérapie du Dr Danielle Roux et Dr Daniel Sciméca. En cas d’allergies de la peau, il est possible d’associer la pensée sauvage au plantain.

Pensée sauvage : quels sont les contre-indications et les effets secondaires à connaître ?

Cette plante n’est pas recommandée à tout le monde. Elle est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes. La pensée sauvage est aussi contre-indiquée pour les enfants de moins de 12 ans. Il n’est pas préconisé d’utiliser cette plante en cas de plaies ouvertes ou de problèmes cutanés étendus. Si l’on prend un traitement, il convient de demander l’avis de son médecin avant d’avoir recours à cette plante.

Merci à Dr Danielle Roux et Dr Daniel Sciméca, Précis de Phyto-Aromathérapie (Alpen Éditions).

Source : l’Agence européenne des médicaments (EMA)

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