Une affaire qui secoue de monde de la presse française mais aussi internationale… 

Suite à une enquête révélée dimanche par un consortium de médias sur l’espionnage de journalistes français pour l’État marocain, le parquet de Paris a ouvert aujourd’hui une enquête. “Atteinte à la vie privée”, “interception de correspondance”, “accès frauduleux” à un système informatique et “association de malfaiteurs”, ce sont quatre des infractions parmi les dix retenues par les magistrats concernant cette affaire. C’est via le logiciel Pegasus – élaboré par l’entreprise israélienne NSO Group – que l’État marocain a pu espionner les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise de différents pays. Introduit dans un smartphone, Pegasus permet d’en récupérer les messages, photos, contacts et même d’écouter les appels de son propriétaire. Toutefois, le Maroc a contesté les faits.

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Ces informations sont des “allégations mensongères dénuées de tout fondement”, s’est défendu le gouvernement marocain. “Pendant plusieurs mois, l’appareil répressif du royaume chérifien a ainsi violé l’intimité privée de deux journalistes, porté atteinte au métier d’informer et à la liberté de la presse, volé et exploité des données personnelles et professionnelles”, a dénoncé de son côté Mediapart, une des victimes de cet espionnage. Selon le média, le but était d’essayer de “faire taire les journalistes indépendants au Maroc, en cherchant à savoir comment nous enquêtions dans ce domaine”. Une affaire qui inquiète fortement les défenseurs de la liberté de la presse en France et ailleurs…

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