Les lymphomes non hodgkiniens sont des cancers qui atteignent le système immunitaire. Ils peuvent se manifester par des jambes lourdes, un gonflement du cou, un œdème au visage ou encore une gêne respiratoire. Ces affections surviennent majoritairement chez les hommes âgés de plus de 60 ans. On fait le point.

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Les lymphomes non hodgkiniens sont un ensemble de maladies qui ont pour point commun d’être des cancers du système immunitaire. Ils sont provoqués par une prolifération anormale de cellules de la famille des globules blancs : les lymphocytes B et T. Ces pathologies peuvent se déclarer à tout âge, mais leur fréquence augmente après 60-65 ans et elles touchent en grande majorité les hommes adultes (54%).

Il existe deux catégories de lymphomes non hodgkiniens :

  • les formes “agressives” : elles évoluent rapidement et atteignent 50 à 60% des patients.
  • les formes “indolentes” : elles touchent 40 à 50% des patients et se développent sur plusieurs années.

Ces cancers empêchent les lymphocytes de jouer leur rôle dans l’organisme. Le système immunitaire est donc très affaibli. Les cellules cancéreuses peuvent proliférer au niveau des ganglions, mais dans 40% des cas, elles surviennent au niveau d’un ou de plusieurs organes tels que l’estomac, l’intestin, la peau, les testicules ou encore le cerveau. Une atteinte ganglionnaire est parfois observée.

Quelles sont les causes des lymphomes non hodgkiniens ?

Les causes des lymphomes non hodgkiniens sont encore méconnues, mais un ensemble de facteurs favorisants combinés pourrait les provoquer comme :

  • les infections chroniques virales (hépatite C, VIH) ou bactérienne
  • les déficits immunitaires prolongés causés par certaines maladies auto-immunes (lupus) ou par les traitements immunosuppresseurs en cas de greffe.
  • les antécédents de chimiothérapie dus à des médicaments contenant des agents alkylants
  • une exposition à des produits toxiques tels que les pesticides, les engrais et les solvants

Lymphomes non hodgkiniens : quels sont les symptômes qui peuvent alerter ?

Les manifestations, le développement de la maladie et les réactions de l’organisme aux différents traitements varient d’un patient à l’autre. Mais l’augmentation du volume d’un ou de plusieurs ganglions lymphatiques peut déclencher des symptômes selon leur localisation. Les malades peuvent ressentir une lourdeur voire un gonflement au niveau des jambes, une gêne abdominale et respiratoire, des maux de tête, une toux sèche ainsi que des ballonnements. Dans certains cas, les patients remarquent un gonflement de leur cou et l’apparition d’un œdème sur leur visage.

Les malades peuvent également avoir un lymphome extra-ganglionnaire. Selon la partie du corps touchée par la maladie, les symptômes sont différents. D’autres manifestations peuvent alerter sur le lymphome non hodgkinien comme une fièvre persistante, des sueurs importantes, une perte de poids inexpliquée, un prurit et une fatigue fréquente. Cependant, l’Institut national contre le cancer précise que “tous ces symptômes ne sont pas spécifiques d’un lymphome non hodgkinien et peuvent être provoqués par d’autres maladies”.

Comment est diagnostiqué le lymphome non hodgkinien ?

La pose du diagnostic d’un lymphome non hodgkinien est difficile, car les symptômes évoluent différemment selon le patient. Si le praticien soupçonne cette maladie, il réalise un examen clinique avant de prescrire des analyses sanguines, une biopsie chirurgicale, une radio-guidée d’un ganglion ou d’un organe et des examens d’imagerie médicale. Les résultats permettent ensuite de déterminer le type, le stade et le degré d’agressivité du lymphome non hodgkinien.

Quels sont les traitements pour soigner les lymphomes non hodgkiniens ?

Lorsque le diagnostic est posé, le patient est souvent pris en charge par un hématologue, un médecin spécialisé dans le traitement des maladies du sang et du système immunitaire. Selon le stade ou le type de lymphome non hodgkinien, le praticien va adapter le parcours de soin. “Des soins et soutiens complémentaires peuvent être nécessaires pour traiter les conséquences de la maladie et de ses traitements : douleurs, fatigue, troubles alimentaires, besoin de soutien psychologique, problèmes sociaux… Ces soins sont appelés soins de support”, précise l’Institut national contre le cancer.

Le traitement d’un lymphome non hodgkinien repose principalement sur des associations de médicaments qui luttent contre les cellules cancéreuses. En général, les patients suivent une chimiothérapie classique associée à un anticorps monoclonal.

Sources : le site de l’Assurance maladie et de l’Institut national contre le cancer.

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