En ce début de septembre, lumière sur les bonnes résolutions de la rentrée culinaire avec un livre et des recettes 100% végétales de chefs étoilés, des cuisinières qui s’engagent contre le sexisme et des sélections pointues d’épiceries restaurants pour parfaire sa pause-déjeuner. La suite en images.

Le voyage du mois : la Belgique au Bon Marché Rive Gauche

Le Bon Marché Rive Gauche laisse carte blanche au comédien belge Stéphane de Groodt pour offrir un «supermarché surréaliste».

Du chocolat à la bière, en passant par les frites et la carbonade, difficile de ne pas saliver devant le patrimoine culinaire belge. Jusqu’au 18 octobre, en marge d’une exposition événement, le Bon Marché Rive Gauche voit la vie en noir, jaune et rouge. À cette occasion, l’enseigne laisse carte blanche au comédien et humoriste belge Stéphane de Groodt pour offrir un «supermarché surréaliste» à La Grande Épicerie de Paris et détourner leurs produits avec des jeux de mots dont il a le secret. Au menu : «jus fruit jus reste» à la pomme, les «amandes honorables» ou les «caramels d’infanterie». En parallèle, des spécialités du «plat pays» seront mises à l’honneur : les ketchups artisanaux Brussels Ketjep, les bières des fins connaisseurs de la Brasserie de la Senne ou encore des bâtons fourrés de la chocolaterie liégeoise Galler conçus en collaboration avec le rappeur Roméo Elvis. Let’s gaufre !

«Il était une fois la Belgique », du 29 août au 18 octobre. Le Bon Marché Rive Gauche, 24 rue de Sèvres, 75007 Paris. Tél. : 01 44 39 80 00. Plus d’informations sur www.lagrandeepicerie.com.

L’exposition : “Manger” par le festival Été indiens(s)

Après deux éditions placées sous le signe de l’art contemporain, le festival Été indien(s) se concentre sur l’art de manger.

Après deux éditions placées sous le signe de l’art contemporain, le festival Été indien(s) remet le couvert à Arles du 17 au 27 septembre avec un thème fédérateur : «Manger». Au programme des festivités : 10 jours d’expositions, de dîners insolites, de brunchs gourmands, de discussions philosophiques, de ventes aux enchères, de rencontres avec des artistes et artisans, d’ateliers culinaires avec des chefs, dont une journée consacrée à l’Italie, sous la houlette de la marraine Julia Sammut, ancienne journaliste gastronomique et propriétaire de l’épicerie-cantine L’Idéal à Marseille. On s’y attable sans plus attendre !

Été Indien(s) 2020 #3 «Manger», du 17 septembre à 8h au 27 septembre à 17h, à Arles. Manifestation gratuite. Plus d’informations sur eteindiens.com.

La cheffe du mois : Anne-Sophie Pic

La cheffe Anne-Sophie Pic raconte son parcours au micro de la nouvelle application de podcasts Majelan, dédiée à l’accomplissement personnel.

À 51 ans, la discrète et modeste Anne-Sophie Pic n’a pas à rougir de son parcours. Cette figure phare de la gastronomie française cumule trois étoiles au Michelin, quatre toques au Gault & Millau et bouscule un milieu largement dominé par les hommes. Pourtant, rien ne prédestinait cette diplômée d’école de commerce, embauchée chez Moët & Chandon au Japon, à reprendre le flambeau de ses aînés en cuisine. La mort de son père, le talentueux Jacques Pic, la propulsera à la tête du restaurant gastronomique familial à Valence. 10 restaurants, 400 employés et plus de 25 millions d’euros de chiffre d’affaires plus tard, celle qui n’avait jamais manié de casseroles revient sur son parcours singulier d’autodidacte dans un podcast de six épisodes, diffusé sur la nouvelle application de Majelan dédiée à l’accomplissement personnel. À écouter avec gourmandise.

Masterclass Anne-Sophie Pic, à écouter sur Majelan, application à télécharger gratuitement sur iOS et Google Play avec abonnement à 4,99 €/mois (pendant 6 mois) ou 6,99 €/mois avec 7 jours d’essai offerts. Plus d’informations sur majelan.com.

Le documentaire engagé de KitchenAid

A Women’s Place suit trois femmes incroyables qui luttent au quotidien contre les préjugés derrière les fourneaux.

«Ses mains sont trop petites pour couper de la viande», «C’est juste son hobby, pas son job», «Elle n’est pas assez dure pour devenir chef»… Parce qu’il n’est plus acceptable d’entendre encore de telles missives sexistes en cuisine, la marque de robots ménagers KitchenAid a voulu mettre en évidence les défis auxquels les femmes sont confrontées dans le secteur de la restauration. L’enseigne s’est donc associée à la réalisatrice irano-américaine Rayka Zehtabchi, oscarisée pour son court-métrage sur les règles, et aux sociétés de production Digitas, Ventureland et Vox Creative, pour réaliser le documentaire A Woman’s Place. Diffusé pour l’heure sur la plateforme de streaming américaine Hulu. Ce film de 30 minutes suit trois femmes remarquables qui luttent au quotidien contre les préjugés derrière les fourneaux : Karyn Tomlinson, une chef de Minneapolis, Marielle Fabie, propriétaire d’un restaurant de ramens à Oakland, et Etana Diaz, une bouchère de Seattle. Des voix plus que nécessaires pour que la donne change enfin.

Le livre végétal du chef Régis Marcon

Plus qu’une simple compilation de recettes, Légumes est une véritable bible sur les richesses du potager.

«La cuisine est belle et bonne quand elle vous rapproche de la nature.» Cette phrase n’est pas extraite des mémoires de Greta Thunberg mais du nouveau livre du chef triplement étoilé Régis Marcon, à la tête du restaurant Le Clos des Cimes à Saint-Bonnet-Le-Froid (Haute-Loire). Plus qu’une simple compilation de recettes, son ouvrage intitulé Légumes est une véritable bible sur les richesses du potager, enrichie de nombreux conseils techniques, de portraits, rédigés avec la complicité de la journaliste Estérelle Payany, et de sublimes photos, grâce au stylisme culinaire de Nathalie Nannini associé à l’œil du photographe Philippe Barret. Artichaut poivrade au coulis de fruit de la passion, betterave cuite en croûte de sel, glace aux asperges et à la cistre… Comment résister à l’appel du végétal ?

Légumes, 70 légumes, gestes techniques, 100 recettes, de Régis Marcon, publié aux éditions La Martinière le 3 septemble, 432 pages, 45 €.

L’expérience culinaire du mois : le kebab veggie du restaurant Noma

Qu’on se le dise une fois pour toute, le kebab ne se résume pas à une collation de fin de soirée. Le prodige danois René Redzepi nous le prouve. Pour la troisième année, le chef étoilé du restaurant Noma réussit la prouesse d’embrocher de fines tranches, non pas d’agneau, mais de céleri, marinées au préalable dans un jus de truffe et d’huile de lin. Celeriac shawarma is the new döner kebab. Le résultat est bluffant, bien doré, surmonté de pommes, de branches de pin et servi avec des légumes. Une expérience unique, accessible à partir de 356 euros (menu inclus) et à savourer avant le 3 octobre.

Restaurant Noma, Refshalevej 96, 1432 København K, Danemark. Plus d’informations sur noma.dk.

Le site du moment : la boutique en ligne Maison Plisson

Tout beau tout bon, c’est un peu la promesse de Maison Plisson, l’alimentation générale la plus en vogue de la capitale. L’enseigne, installée boulevard Beaumarchais (IIIe), sur la place Marché Saint-Honoré (Ier) et dans le quartier du Sentier (IIe), cumule les casquettes – marché de frais, épicerie fine, cave, boulangerie et table – avec une sélection de produits respectueux des saisons, de la biodiversité et de ses producteurs. Ces derniers mois, le confinement aura eu le mérite de les faire passer à l’étape supérieure : lancer un e-shop “du bien manger”, livrant le Tout-Paris de beurre Bordier, de courgettes tigrées, de maki de bœuf, d’œufs bio ou même de lessive. Qu’attendez-vous pour valider votre panier ?

L’eshop de la Maison Plisson : sur www.lamaisonplisson.com. Livraison à partir de 4,90€, option Click & Collect disponible dans leurs trois magasins :
93 Bd Beaumarchais, 75003 Paris. Tél. : 01 71 18 19 09.
35 place du Marché St Honoré, 75001 Paris. Tél. : 01 83 97 96 96.
Petit Plisson, 14 Rue des Petits Carreaux, 75002 Paris

La bonne initiative : les fenêtres à vin de Florence

Berceau de la Renaissance italienne, Florence offre son lot d’émerveillements en matière d’architecture. Face à la pandémie mondiale, la ville des Médicis a exploité son patrimoine à bon escient, en utilisant les petites fenêtres pittoresques des bars et restaurants pour faire passer les commandes des clients et éviter tout contact. Ces petites lucarnes, dénommées «buchette» datent de plusieurs siècles et étaient autrefois utilisées par les vignerons qui vendaient leur vin directement aux passants. Elles étaient devenues particulièrement utiles pendant la grande épidémie de peste de 1629 à 1631. Au menu de cette rentrée : du vin mais pas seulement, des plats comme leur fameuse soupe Pappa al pomodoro, des cafés ou encore des glaces. À consommer sans modération.

La pause-déjeuner : les poke bowls Sushi Shop

Le poke bowl Thai ginger beef se compose d’un bœuf snacké, mariné à la sauce miso-yuzu, coriandre, ciboulette thaï et gingembre.

Après le sashimi japonais et le ceviche sud-américain, le poisson cru continue de dépayser les papilles et se décline à l’hawaïenne sous l’appellation poke bowl. À l’origine, cette préparation contient une base de riz sur laquelle sont déposés des morceaux de poisson ou de viande marinés, des lamelles de légumes, des dés d’avocat et des cubes de fruits. Jusqu’à la fin du mois de septembre, les chefs de l’enseigne à dominante japonaise Sushi Shop s’en sont inspirés pour offrir à leurs clients des Summer Pokes. Au menu, trois créations originales : le Thai Ginger Beef (un poke au bœuf snacké, mariné à la sauce miso-yuzu, coriandre, ciboulette thaï et gingembre), le Sweet Daurade (daurade crue à la nectarine blanche, relevée de citron vert et basilic) et le Passion Salmon (saumon snacké accompagné de fruit de la passion, mangue et piment rouge). De quoi renvoyer au placard le classique poulet-crudités de la boulangerie du coin.

Summer Poke, 12,90€ le format médium et 15,90€ le format large, en vente dans l’ensemble des boutiques Sushi Shop.

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