En cas de thrombopénie (taux de plaquettes dans le sang trop faible), certaines vitamines sont à privilégier. On vous explique tout.

Restez informée

Plaquettes : qu’est-ce que c’est exactement ?

Qu’est-ce qu’une plaquette ? Les plaquettes sont des petites cellules sanguines (qui font 3 micromètres de diamètre) qui sont produites continuellement par la moelle osseuse et qui ont une durée de vie d’environ 10 à 12 jours. À noter : les deux tiers des plaquettes produites sont libérées dans la circulation sanguine, tandis que le tiers restant est stocké au niveau de la rate.

Plaquettes : à quoi servent-elles ? Les plaquettes remplissent une fonction essentielle dans l’organisme puisque, sans elles, la cicatrisation est impossible. Lorsque les plaquettes arrivent sur le lieu d’une brèche vasculaire (lorsqu’on se coupe en cuisinant, par exemple), elles forment un ” filet ” qui va stopper l’hémorragie – c’est l’hémostase. En clair, elles permettent la formation du caillot qui empêchera le sang de couler.

Par ailleurs, les plaquettes peuvent aussi défendre l’organisme en cas d’agression virale ou bactérienne.

À savoir. Un taux de plaquettes normal est compris entre 150 et 400 gigas par litre de sang, soit 150 000 à 400 000 plaquettes par millilitre de sang.

Baisse de plaquettes (thrombopénie) : quelles peuvent être les causes ?

À savoir. L’examen plaquettaire est le plus souvent réalisé dans le cadre d’un hémogramme total (ou ” numération formule sanguine “, c’est la même chose). Il s’agit de l’examen sanguin ” de base ” qui est systématiquement réalisé à chaque prise de sang et qui permet d’évaluer l’état de santé d’un patient.

Cependant, un médecin pourra aussi prescrire un examen plaquettaire de manière isolée – cet examen est surtout indiqué chez les personnes qui présentent des signes hémorragiques : hématomes spontanés, petits points rouges chez le bébé (pétéchie)… Sont aussi concernés : les patients sous traitement anticoagulant, par exemple après une phlébite.

À savoir. Lorsque le taux de plaquettes dans le sang est anormalement bas (inférieur à 150 gigas par litre de sang), on parle de thrombopénie. Lorsque le taux de plaquettes dans le sang est anormalement élevé (supérieur à 400 gigas par litre de sang), on parle de thrombocytose.

Une thrombopénie peut survenir dans de nombreuses situations. Ainsi, toutes les pathologies qui entraînent un saignement important peuvent aboutir à un taux de plaquettes trop bas. Par ailleurs, une thrombopénie peut aussi être liée à une atteinte de la moelle osseuse (en cas de leucémie, par exemple).

Baisse de plaquettes (thrombopénie) : quelle alimentation adopter ?

  • La vitamine B12

Selon une étude publiée dans le Wall Street Journal en 2019, 5 % à 20 % de la population mondiale souffrirait d’une carence (plus ou moins sévère) en vitamine B12. Or, une carence en vitamine B12 peut être à l’origine d’une thrombopénie, c’est-à-dire d’un taux anormalement faible de plaquettes dans le sang. “ Cela concerne surtout les personnes qui suivent un régime végétarien ou végétalien déséquilibré ” remarque Stéphane Tetart, naturopathe.

Également appelée ” cobalamine “, la vitamine B12 joue un rôle important dans la production de nouvelles cellules – globules rouges, plaquettes… Elle contribue aussi à la bonne santé du cerveau et du système nerveux.

À savoir. Chez l’adulte, l’apport quotidien recommandé en vitamine B12 est d’environ 2,4 µg (microgrammes) par jour.

Quelles sont les sources de vitamine B12 ? Pour faire le plein de vitamine B12, on peut se tourner vers les abats : par exemple, 100 g de foie de bœuf en contiennent entre 70 et 80 microgrammes, et les rognons, entre 30 et 70 µg pour 100 g. Pour les amateurs de poisson, on recommande le hareng fumé et les sardines en conserve (entre 7 et 15 µg de vitamine B12 pour 100 g) ; on pense aussi aux fruits de mer (crevettes, crabe, moules…). Les végétariens et végétaliens miseront plutôt sur une supplémentation (sous contrôle médical uniquement).

  • La vitamine B9

On l’appelle aussi ” acide folique ” : la vitamine B9 est essentielle à la production du matériel génétique (ADN, ARN) et des acides aminés nécessaires au bon développement des cellules – y compris les plaquettes. Elle intervient également dans le fonctionnement du système nerveux ; participe à la formation des globules rouges ; soutient le système immunitaire… Bref, elle est incontournable !

À savoir. Chez l’adulte, l’apport quotidien recommandé en vitamine B9 est d’environ 330 µg (microgrammes) par jour.

Quelles sont les sources de vitamine B12 ? Selon l’Anses, les meilleures sources de vitamine B9 sont (à nouveau) les abats (le foie de volaille cuit peut contenir jusqu’à 1440 µg de vitamine B9 pour 100 g), les légumes à feuilles vertes (épinards, brocolis, choux…) ou encore les œufs (et surtout le jaune).

À noter : certains super-aliments contiennent des quantités intéressantes d’acide folique. C’est notamment le cas de la gelée royale, du pollen frais et du wakamé.

  • La vitamine K

La vitamine K, c’est ” la ” spécialiste de la coagulation sanguine ; le ” K ” vient d’ailleurs de l’allemand Koagulationsvitamin. Elle intervient aussi (dans une moindre mesure) dans la construction osseuse et la croissance cellulaire.

À noter : la carence en vitamine K est assez rare et concerne surtout les personnes qui souffrent d’une malabsorption des graisses (mucoviscidose, hépatite, cirrhose…).

À savoir. L’apport quotidien recommandé en vitamine K est de 1 μg (microgramme) par jour et par kilo chez l’adulte : ainsi, une femme de 65 kilos devra consommer 65 μg par jour de vitamine K.

Quelles sont les sources de vitamine K ? Certains aliments ” du quotidien ” sont ultra-riches en vitamine K : c’est notamment le cas du chou vert (530 microgrammes pour 60 g environ), des épinards (145 microgrammes pour 130 grammes environ), du chou kale, du fenouil, des myrtilles…

Merci à Stéphane Tetart, naturopathe et co-auteur de Ma bible des secrets de naturopathe (Stéphane Tetart et Vanessa Lopez, éd. Leduc.S).

Merci au Dr. François Blanchecotte, docteur en pharmacie et président du Syndicat des biologistes (SDB).

Source: Lire L’Article Complet