Dans un nouveau numéro de Complément d’enquête consacré à Éric Zemmour et diffusé ce jeudi 4 novembre, Hapsatou Sy est revenu sur son échange pour le moins tendu avec le polémiste, sur le plateau des Terriens du dimanche, en 2018. Une séquence qui a fait couler beaucoup d’encre et qui n’a pas été sans conséquences pour la chroniqueuse…

C’est un moment de télévision qui est encore dans tous les esprits. En 2018, alors qu’elle était chroniqueuse dans l’émission Les terriens du dimanche, Hapsatou Sy a été prise à parti par Éric Zemmour sur le plateau du talk-show animé par Thierry Ardisson et diffusé sur C8. Invité pour la promotion de l’un de son best-seller Destin Français, le polémiste a estimé que le prénom de la chroniqueuse qui se trouvait à ses côtés était « une insulte à la France. » « Chez moi, on doit donner des prénoms dans ce qu’on appelle le calendrier, c’est-à-dire les saints chrétiens. » Des propos qui n’ont pas manqué de faire bondir la compagne de Vincent Cerutti : « Je m’appelle Hapsatou... » Et le polémiste de rebondir : « Eh bien votre mère a eu tort ! » « Vous voudriez que je m’appelle comment ? » lui a demandé la jeune femme. « Corinne. Ça vous irait très bien« , a lâché Éric Zemmour, qui est resté campé sur ses positions.

Comme l’ont précisé nos confrères de France 2 dans un nouveau numéro de Complément d’enquête diffusé ce jeudi 4 novembre, « à la demande du service juridique de C8 », la suite de cet échange n’a pas été dévoilé à la télévision. Depuis cet accrochage, qui a été très relayé à l’époque, Hapsatou Sy se dit « victime d’un déferlement de violence«  : « C’est quand vous portez votre enfant, dans un supermarché, qui a deux ans, où on vous poursuit en vous chuchotant ‘Corinne’. C’est des menaces de mort, c’est des gens qui passent devant chez vous et qui vous disent ‘On a trouvé où t’habitais, on va brûler ta maison’. C’est des excréments que vous recevez. C’est des caricatures de vous sur les réseaux sociaux, tenue en laisse, réduite à l’image d’un esclave », a confié l’entrepreneuse, encore marquée par cette violente altercation.

C'était en 2018. Éric Zemmour lançait à la chroniqueuse Hapsatou Sy qu'elle devrait plutôt s'appeler Corinne

Les images récupérées par @cdenquete montrent la suite d'un échange coupé, où le polémiste a dérapé

📺 "Zemmour: Veni, Vidi, Vichy", à voir ce soir à 23h sur @France2tv pic.twitter.com/CA6ljjIWwp

Une polémique que préfère minimiser Gilles-William Goldnadel

Présent sur le plateau ce jour-là, l’avocat Gilles-William Goldnadel a pour sa part estimé que son ami Éric Zemmour n’avait fait que « répondre à une provocation » : « Elle le cherche et elle finit par le trouver, très sincèrement. Ce n’est pas comme ça que ça s’est passé. Jusqu’au bout, elle le cherche et il finit par lui sortir cela« , a-t-il déclaré. Concernant les injures et attaques dont Hapsatou Sy se dit victime depuis cette affaire, l’homme de loi a minimisé : « Je pense qu’elle en fait beaucoup. » Avant de prendre la défense d’Éric Zemmour, en rappelant que ce dernier est « protégé par la police » aujourd’hui. De son côté, Hapsatou Sy a porté plainte contre le polémiste pour « injure raciste« . C’est en septembre 2022 que la justice tranchera…

Crédits photos : Capture d’écran France 2

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