En lice pour les élections présidentielles 2022, Valérie Pécresse étend son programme de réformes pour convaincre les Français d’inscrire son nom dans les urnes. La présidente de la région Île-de-France soutient notamment certains projets portés par les féministes. Un ”argument électoral” dénoncé par Michel Richard dans le Point, qu’elle réfute aujourd’hui.

En annonçant sa candidature aux élections présidentielles 2022, Valérie Pécresse a mis un point d’honneur à clarifier ses ambitions politiques : devenir la première femme présidente de la République”. Il a fallu peu de temps pour que la déclaration de la Présidente de la région Île-de-France ne soit perçue comme un acte féministe porteur d’un programme pour les femmes. Le Directeur adjoint de la rédaction du Point, Michel Richard, a fait parvenir, à travers le journal pour lequel il travaille, un message à la candidate de 2022. Il y décrit la prise de position de Valérie Pécresse comme un “féminisme claironné” devenu un “argument électoral”. Ce jeudi 12 août, Valérie Pécresse répond elle-même à son détracteur dans une lettre publiée sur le Point. Valérie Pécresse, première femme Présidente ? “Cette conviction a semblé susciter votre perplexité” débute-elle.

Elle perçoit dans les propos de Michel Richard “la preuve du chemin qu’il reste à parcourir pour faire progresser le regard des hommes sur la place des femmes dans la société”. Non, Valérie Pécresse ne se dit pas l’étendard du féminisme, la candidate à la présidence s’écrit inspirée des “héroïnes françaises” que sont Simone de Beauvoir, Marie Curie ou Simone Veil. Celle qui prône le message “les femmes ne sont pas là pour jouer les numéros deux” espère “succéder aux vingt-cinq présidents qui ont égrené l’Histoire, sans qu’aucun d’eux n’ait pu jusqu’ici la conjuguer au féminin”. Dans cette missive, Valérie Pécresse rappelle le combat contre “les injustices” sociales qu’elle mène depuis quelques années : l’instauration des congés maternité pour les doctorantes, la possibilité pour les femmes d’accéder à des postes à responsabilité, d’aider les femmes victimes de violence, ou dans la lutte contre la précarité menstruelle. La politique de Valérie Précresse se conjugue au féminin, mais “ces défis ne sont pas ceux d’une femme pour les femmes. Ce sont ceux de chacun de nous pour la société tout entière” explique la Présidente de région.

Le féminisme en politique : un “argument électoral” ?

En s’adressant directement au rédacteur en chef adjoint du journal, Valérie Pécresse se défend : “Car tout est bien là, cher Michel : c’est parce que je crois comme vous que “la valeur d’une personne ne dépend pas de son genre” que je suis contrainte de me battre pour que les femmes puissent avoir les mêmes chances et occuper les mêmes fonctions que les hommes.” La candidate à la succession d’Emmanuel Macron ne cesse de répéter que son engagement auprès de Français, si elle est élue, ne sera pas uniquement de défendre la place des femmes dans la société. Elle conclut : “Je rêve du jour où il sera devenu évident que le ministère en charge du droit des femmes puisse être décroché par un homme !” Valérie Pécresse se décharge de toutes les accusations de Michel Richard. En attendant 2022, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy saura-t-elle convaincre une majorité d’électeurs ?

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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