Mardi 6 juillet 2021, les avocats de Cédric Jubillar, incarcéré à la prison de Seysses pour “meurtre aggravé”, ont déclaré lors du premier jour de procès qu’un homme aurait “avoué le meurtre” de Delphine Jubillar.

  • Delphine Jubillar

Coup de théâtre. Mardi 6 juillet 2021, le premier jour du procès de Cédric Jubillar a eu lieu à la cour d’appel de Toulouse. Et pour cause, le 18 juin 2021, le père de deux enfants a été mis en examen et incarcéré pour “homicide volontaire par conjoint” à la prison de Seysses. Selon les enquêteurs du Tarn, l’homme de trente-trois ans aurait fourni des explications “mensongères”, voire “contradictoires”. Pourtant, à ce jour, Cédric Jubillar continue de nier son implication. Pour se défendre, il peut compter sur la ténacité de ses quatre avocats, dont Me Jean-Baptiste Alary, qui avait affirmé lors d’une interview à Femme Actuelle que les arguments du procureur seraient démontés “point par point”. En ce premier jour d’audience, ce dernier a révélé un élément du dossier jamais dévoilé à ce jour.

“La moindre des choses aurait été de rechercher ou essayer d’étayer ou infirmer”

Comme le révèle nos confrères de BFMTV, un homme serait passé aux aveux au sujet de la mort de Delphine Jubillar quelques jours après sa disparition : “L’homme a été entendu au cours d’une audition parce qu’il a avoué tout simplement avoir tué Delphine. Il annonce en fait via deux SMS à sa compagne : ‘Elle ne voulait pas quitter ses enfants. Je l’ai frappée. Je l’ai tuée’. L’homme a été entendu, auditionné par les gendarmes à deux reprises, et cela n’a rien donné, déplore l’avocat de Cédric Jubillar'”, expliquent-ils. Cependant, cette piste n’a jamais été évoquée par le procureur de Toulouse lors de la conférence de presse du 18 juin 2021.

Interrogé à la sortie de la salle d’audience, l’un des avocats de Cédric Jubillar explique ne pas comprendre pourquoi cette piste n’a jamais abouti : “Lorsque l’on a quelqu’un qui indique : ‘C’est moi qui ait commis ce meurtre là’, la moindre des choses aurait été de rechercher ou essayer d’étayer ou infirmer. De dire que c’est un fou qui n’y est pour rien, soit au contraire, on tient quelque chose de sérieux”, a déploré Jean-Baptiste Alary. Et de conclure : “Cela n’a pas été fait, c’est très dommage”. Me Emmanuelle Frank a quant à elle affirmé que les éléments à charge de son client ne tenaient pas la route : “Nous n’avons pas peur de rentrer dans les éléments à charge qui sont présentés depuis des semaines”, a-t-elle déclaré, avant de conclure : On se rend compte de la vacuité de ces éléments, ils ne sont pas insuffisants, ils sont inexistants.”

Disparition de Delphine Jubillar: les avocats de son mari Cédric sèment le trouble pic.twitter.com/gLGjOBso1x

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