Le confinement tant redouté n’a finalement pas été réinstauré, alors que le ministre de la Santé Olivier Véran affirmait que le couvre-feu n’était pas suffisant pour contenir l’épidémie.

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  1. Olivier Véran

Olivier Véran, le ministre de la Santé, va-t-il sortir fragilisé des annonces du Premier ministre Jean Castex pour endiguer l’épidémie ? Comme le décrypte RTL ce lundi 1er février, Emmanuel Macron a tranché : pas de troisième confinement mais un “tour de vis” dans les mesures sanitaires afin d’éviter un reconfinement difficile pour la santé mentale des Français. “Le moindre jour de confinement qu’on peut éviter aux Français, il faut qu’on le prenne, c’est notre conviction”, a d’ailleurs assuré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, qui a défendu la position de l’exécutif ce dimanche 31 janvier dans un entretien à BFM TV. Ce jeudi 28 janvier, la veille des annonces du chef du gouvernement, Olivier Véran livrait pourtant un discours autrement plus alarmiste. “Le couvre-feu n’est pas suffisant face au variant”, avait déclaré le ministre de la Santé, critiqué de toutes parts depuis le début de l’épidémie, lors d’une conférence de presse.

Sa voix n’aura pas convaincu le chef de l’État : face aux préconisations des experts scientifiques et de son propre Premier ministre, le président de la République a préféré écarter (provisoirement) un reconfinement et donc, éviter la grogne des Français, de plus en plus réfractaires à ces mesures. De son côté, Olivier Véran “encaisse le coup”, selon RTL. Deux jours après le discours express de Jean Castex à l’Élysée, le médecin de 40 ans s’est expliqué dans les colonnes du Journal du Dimanche, où il affirmait que l’on “pourra peut-être éviter la nouvelle vague”. Et d’ajouter : “Nous restons persuadés que les variants peuvent provoquer une vague majeure, mais leur circulation augmente moins vite qu’on le craignait”. Des déclarations qui dessinent un “virage à 180°”, alors que ses propos étaient beaucoup plus inquiétants quelques jours auparavant.

Tensions au sein de l’exécutif ?

Y aurait-il une brouille entre l’Élysée et Matignon ? En prenant la décision de ne pas remettre l’hexagone sous cloche, Emmanuel Macron aurait mis en lumière les divergences de stratégies entre sa propre vision, qui souhaite préserver le moral des Français, et celle de son chef de gouvernement, qui favorise l’intérêt sanitaire à l’intérêt économique. Pour autant, officiellement, point de friture sur la ligne. Au bout du compte, si la situation est grave, elle n’est pas pour autant “hors de contrôle”, fait savoir un proche du président auprès de RTL. “Il n’y a pas d’économie qui a gagné contre la santé”, a indiqué de son côté le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, lors d’un entretien accordé à RTL ce lundi 1er février au micro d’Alba Ventura.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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