Dans les colonnes du Parisien, de ce jeudi 26 mai, un membre des Républicains a expliqué le soutien en demi-teinte apporté par les membre du parti à Damien Abad accusé de viol.

Le parquet de Paris a annoncé qu’il n’ouvrirait pas d’enquête sur les accusations de viols visant Damien Abad. Ce qui n’empêche pas certaines personnalités de l’opposition de demander la démission du nouveau ministre des Solidarités « pour le symbole » ou par « principe de précaution », rappelle Le Parisien, ce jeudi 26 mai. « On ne peut, en l’état, que dire à M. Abad qu’il ne peut faire partie du gouvernement », a martelé Alexis Corbière sur BFMTV. Pourtant, le premier concerné peut compter sur le soutien en demi-teinte de ses anciens collaborateurs Républicains. Si ces derniers lui ont reproché d’avoir retourné sa veste pour rejoindre la majorité présidentielle, ils évitent de taper sur celui qui a été le patron des députés LR à l’Assemblée nationale. « Au moment où il part, on ne s’est pas dit : ‘Chouette, il s’en va’. C’est faux. On est secrètement contents que ça arrive au gouvernement, mais il ne faut pas en faire d’utilisation politique. Cela ne peut que nous renvoyer la merde dans le ventilateur« , explique un député « disant apprécier Abad ».

Un membre du comité stratégique de LR rappelle l’importance de « se garder d’utiliser politiquement ‘l’affaire Abad' » : « Dans une affaire comme ça, tout le monde est sali ». Damien Abad, lui, ne cesse de calmer son innocence.« Ces accusations relatent des actes ou des gestes qui me sont tout simplement impossibles à raison de mon handicap », s’est-il défendu dans un long communiqué en déclarant qu’une démission volontaire de sa part n’était pas envisagée. Dans une interview accordée au Figaro, il est allé plus loin en donnant des détails de sa vie intime pour plaider son innocence : « Je suis contraint aujourd’hui de préciser que, dans ma situation, l’acte sexuel ne peut survenir qu’avec l’assistance et la bienveillance de ma partenaire. Qu’il ne m’est nullement possible d’imposer telle ou telle pratique, tel ou tel geste”.

🔴 Damien Abad: "Je n'ai jamais violé une seule femme de ma vie" pic.twitter.com/zimAzIIcAq

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« Damien Abad fait partie des gros lourds »

De nombreuses sources préférant garder l’anonymat « évoquent pourtant depuis plusieurs jours des comportements problématiques connus de beaucoup au sein du parti », soulignent nos confrères. L’une d’entre elles, leur confiait ce mercredi : « Les choses se disaient ». « Des rumeurs sur une plainte déposée contre lui avaient circulé en 2017, j’avais interrogé Damien Abad à cette époque. Il m’avait répondu que tout cela était faux et qu’il n’avait d’ailleurs jamais été convoqué par la justice« , a déclaré le président des LR, Christian Jacob, au Point. Dans les colonnes du Parisen, le 22 mai 2022, une élue de droite a réagi à l’annonce : « Damien Abad fait partie des gros lourds, c’est impossible que l’exécutif n’ait pas été au courant ! »

Expliquant avoir été peu subtilement draguée par celui qui reste présumé innocent, elle a poursuivi : « Être lourd, ce n’est pas une infraction. Le droit n’est pas là pour faire la morale. Ça va être compliqué désormais pour le gouvernement d’afficher des messages sur le droit des femmes. À leur place, je n’aurais pas pris le risque de le nommer. Pour un bon coup politique, ils vont se retrouver dans un sacré bourbier ! » De son côté, Xavier Bertrand n’a pas mâché ses mots quant aux choix d’Emmanuel Macron et Elisabeth Borne. « C’est au président de la République et à la Première ministre de se déterminer. Mais ils savaient. Ils étaient au courant qu’il y avait des plaintes classées sans suite », a-t-il lancé au Midi Libre, ce mercredi 25 mai.

Crédits photos : Michael Baucher / Panoramic / Bestimage

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