Lundi 16 novembre 2020, Michel Cymes était l’invité de Yann Barthès dans Quotidien. Le célèbre médecin a reconnu avoir minimisé la gravité du coronavirus au début de la crise sanitaire.

  • Michel Cymes

Comme plusieurs de ses confrères, Michel Cymes a été l’invité de nombreuses émissions télévisées au début de la crise sanitaire. Des apparitions qui lui ont parfois valu d’être au centre de grosses polémiques. Le médecin ORL a notamment été accusé d’avoir minimisé la gravité de l’épidémie de Covid-19. “Ce n’est pas une grippette, ce n’est pas un rhume. C’est une forme de grippe qui est un peu plus cognée que la grippe, mais ça reste une maladie virale comme on en a tous les ans. […] Il y a entre 8.000 et 10.000 morts de la grippe par an. Si on fait des dépêches à chaque fois qu’il y a un mec qui a la grippe, vous vous rendez compte…“, avait-il déclaré sur le plateau de Quotidien, mardi 10 mars 2020.

“Je me suis trompé comme beaucoup de gens”

Lundi 16 novembre 2020, Michel Cymes est revenu sur ses déclarations face à Yann Barthès et a fait son mea culpa. “Quand je revois et et que j’entends ce que j’ai dit, manifestement, je n’étais pas prophète. Je n’ai pas fait une belle prophétie et je me suis trompé comme beaucoup de gens se sont trompés parce que, effectivement, on a mis la France en quarantaine et on a eu le confinement“, a-t-il reconnu, avant de préciser qu’il s’était exprimé en tenant compte “des connaissances scientifiques du moment“. “Je ne croyais pas qu’on irait jusqu’à cette pandémie aussi grave avec un premier confinement. Je croyais que l’Italie était quand même moins pourvue en personnel, en soins, en hôpitaux et on s’est trompés. Enfin, je me suis trompé, mais je n’étais pas le seul.

L’ancien acolyte de Marina Carrère d’Encausse a également évoqué les critiques qu’il a subies à cause de ses propos sur le coronavirus. “Ce n’est pas un moment agréable quand on fait croire que vous avez parlé de grippette alors que c’est faux, a-t-il confié. Ça fait trente ans que je passe mon temps à rassurer les gens sur la médecine et là c’est l’inconnu. Je dis des trucs qui s’avèrent faux. C’était une période désagréable professionnellement parce que je ne savais pas trop comment rassurer les gens. Et cette histoire de bashing de la grippette, ça n’a pas été très agréable.”

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