Dans une interview accordée à Évelyne Thomas sur Non Stop People, jeudi 5 novembre 2020, Magloire s’est confié sur la grossophobie qu’il a subie au sein d'”une très grande radio française”.

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Derrière le grand sourire de Magloire se cachent certaines blessures. À l’heure où les langues se délient au sujet de la grossophobie, l’animateur âgé de 51 ans a, lui aussi, tenu à se livrer sur sa propre expérience. À l’occasion de son passage dans la nouvelle émission de Non Stop People présentée par Évelyne Thomas, jeudi 5 novembre 2020, l’ancien chroniqueur de Morning Live sur M6, a évoqué ce sujet qui lui tient à cœur et dont il souffre profondément. “Cette discrimination-là – comme toutes les autres – elle n’était pas nommée. Elle existe pourtant. Je suis obèse, j’ai un statut particulier depuis 20 ans, mais il m’arrive encore… On ne me reproche pas d’être noir, on ne me reproche pas d’être homosexuel, on me reproche d’être gros”, a déclaré l’ami de Michaël Youn.

Lors de cette même interview, Magloire a révélé une anecdote aussi révoltante qu’inattendue. En effet, celui qui incarne le génie Magik dans Fort Boyard qui a connu de grands changements en 2020, a déjà été victime de grossophobie dans le cadre de son travail. “Dernièrement, dans une très grande radio française, à l’accueil, un homme s’est permis de m’insulter”, a-t-il raconté. Et de conclure : “Ça m’a fait pleurer. Il m’a dit que j’avais encore bouffé le chien. Je n’ai pas trouvé ça super, ça m’a fait pleurer comme un enfant. De là, je me suis dit : ‘Stop.'”

Son combat contre la grossophobie

Magloire est engagé dans la lutte contre la grossophobie. Il a notamment co-réalisé le court-métrage intitulé Grossophobia avec les [email protected] – une quinzaine de jeunes de Tarnos (Landes) – sorti jeudi 20 février 2020. Ce film dénonce la discrimination dont sont victimes les jeunes en surpoids. Quelques mois auparavant, lundi 7 octobre 2019, il s’était exprimé sur son combat, au micro de L’instant De Luxe, sur Non Stop People. “Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est l’action que je mène avec la mairie de Paris dans la lutte contre la grossophobie. Cela m’a beaucoup dérangé. Que l’on puisse m’attaquer non pas sur ma couleur de peau, mes excentricités, ma vie ou sur mon métier, mais sur mes kilos et de façon ouverte”, avait-il déclaré avant de poursuivre : “Je me suis dit : ‘Si à moi on le fait, on le fait aussi à beaucoup de gens.’ […] En m’interrogeant beaucoup et en rencontrant beaucoup de jeunes femmes, je me suis rendu compte que c’était une vraie souffrance et que la grossophobie court toujours.Un témoignage bouleversant et chargé de courage.

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