Ce mercredi 2 juin le journal britannique The Guardian a publié un article qui révélait que le Palais aurait interdit aux membres des minorités ethniques et à certains étrangers d’occuper des postes spécifiques dans la maison royale. Buckingham a réagi dans la foulée…

Elizabeth d’Angleterre

Le 7 mars dernier le prince Harry et son épouse Meghan prenaient la parole devant le monde entier face à Oprah Winfrey pour raconter leur histoire d’amour mais aussi ce qui les avait poussé à claquer la porte de la famille royale britannique. Parmi les diverses accusations, celles de racisme. A mots couverts Harry et son épouse avaient indiqué qu’alors que Meghan était enceinte d’Archie l’un des membres de la famille royale s’était inquiété de la couleur de peau du bébé à venir. Harry a participé à “plusieurs conversations “ avec “sa famille “ sur le sujet, avait déclaré Meghan.” Au sujet de la couleur de votre bébé et d’à quel point sa peau pourrait être foncée ? “, avait demandé la journaliste américaine. “Potentiellement“, a déclaré Meghan, “et de ce que cela signifierait, ou à quoi cela ressemblerait.”

Une enquête gênante pour Buckingham Palace

Ce 2 juin le journal britannique The Guardian a publié un article qui a sans doute donné le sourire aux Sussex qui ne sont pas à la fête actuellement. L’enquête du journal qui s’appuie sur des notes des Archives Nationales datant des années 60 révélait que les conseillers de la reine avaient interdit aux « immigrants de couleur ou aux étrangers » de travailler autrement qu’en tant que domestiques dans la maison royale. Les documents explosifs mis à jour par le Guardian dévoilent également comment le palais de Buckingham a négocié des clauses exemptant la reine et sa famille des lois qui empêchent la discrimination raciale et sexuelle. Ces exemptions sont entrées en vigueur au milieu des années 1970, alors que le gouvernement travailliste au pouvoir venait de mettre en place des lois sur l’égalité raciale et sexuelle pour éliminer la discrimination dans la Grande-Bretagne post-coloniale.

Pour Buckingham Palace l’embarras est double car en plus d’ajouter de l’eau au moulin des Sussex, il est susceptible d’attirer l’attention du public sur l’utilisation par la famille royale d’une procédure parlementaire connue sous le nom de “consentement de la reine “, qui permet au monarque de retoquer toute loi non votée dès lors que les intérêts de la reine ou de la couronne pourraient en être affectés…

Pas de “never explain, never complain ” cette fois-ci du côté de la monarchie qui a vivement réagi face à l’enquête de The Gardian. Un porte-parole a affirmé à E! News que ces accusations basées sur des “conversations datant d’il y a plus de 50 ans” ne reflétaient pas les pratiques d’aujourd’hui. “La Maison Royale et Sa Majesté se conforment aux dispositions de la loi sur l’égalité, en principe et en pratique, a-t-il ajouté. Cela se reflète dans les politiques, procédures et pratiques de diversité, d’inclusion et de dignité au travail au sein de la Maison royale ” a-t-il été assuré.

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