Le 29 mai prochain, à Bercy, un concert d’Indochine est prévu. Il s’agit d’une expérimentation scientifique pour pouvoir organiser de tels événements en toute sécurité en période de pandémie. Sauf que cette expérience va coûter très cher…

Nicola Sirkis

La société du spectacle va-t-elle entrevoir le bout du tunnel ? Une date est cochée par toute la profession : le 29 mai prochain, à l’AccorHotels Arena, à Paris, au lieu un concert-test du groupe Indochine. Le concert rassemblera 5 000 personnes, testées négatives à la Covid-19 en amont, masquées et debout. Si l’opération fonctionne sans création de cluster, l’espoir d’une relance des grands concerts et festivals est possible. Emmanuel Macron a prévu d’assister au concert test où se produira le groupe Indochine.

Pour pouvoir organiser cet événement, Nicola Sirkis, le chanteur du groupe, a expliqué alors à Laurent Delahousse qu’Indochine va devoir “investir de l’argent”. “On va jouer totalement bénévolement pour pouvoir présenter un concert digne et fort”. Il y a un mois, Roselyne Bachelot avait expliqué que l’opération était “extrêmement couteuse”, dégainant un chiffre de 900 000 euros. Le Parisien, ce mercredi 12 mai, s’est plongé dans les coûts engendrés par cette opération.

Autant que tout un festival

Selon le quotidien, le budget total du concert s’élève à 1,5 millions d’euros. Les 900 000 euros évoqués par Roselyne Bachelot recouvrent la “partie scientifique”, soit les tests en amont et en aval du concert ainsi que la rémunération des équipes médicales, puis 560 000 euros sont imputables à “la partie musicale et logistique”. Cette somme globale, c’est autant que le “budget global du festival de musique classique d’Evian”, précise Le Parisien. Le festival cité dure, habituellement, près d’une semaine.

Si la facture flambe, c’est aussi parce que, cette fois, la sécurité sociale ne remboursera pas les tests PCR. Il ne reste plus qu’à espérer que l’opération soit un succès, sinon la facture aura un arrière-gout salé… Et amer.

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