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Révélée par le Jamel Comedy Club, Amelle Chabhi dévoilait en 2017 son premier spectacle, “Où est Chahbi ?”, mis en scène par Josiane Balasko. Militante et engagée, l’humoriste y incarnait différents personnages inspirés des rencontres de son passé.

Amelle Chabhi s’est fait connaître du grand public grâce au Jamel Comedy Club. Après son succès dans la comédie Amour sur place ou à emporter, Amelle Chahbi a dévoilé en 2017 son premier one-woman-show intitulé Qui est chahbi ?. Dans ce spectacle, la jeune femme de 39 ans avait choisi d’évoquer des personnes qu’elle connaissait bien  : sa tante Zouzou, d’origine kabyle, appelée dans sa jeunesse “la Madonne berbère”, sa voisine prostituée, une amie d’enfance… Des personnages, hauts en couleur, mais pas très surprenants, à l’image du texte riche en clichés.

A travers ces personnages très différents les uns des autres, elle se montrait drôle et incisive. Ainsi, elle incarnait donc le rôle de Rose, une prostituée de la rue Saint-Denis, qui était sa voisine. Agée de 80 ans, il s’agissait d’une personnalité forte qui “tapinait” rue Saint-Denis “depuis 40 piges” comme elle le confiait sur Rire et Chansons. Son métier lui a fait rencontrer beaucoup de monde, dont quelques célébrités comme José Bové, (“Monsieur Moustache”) ou même des hommes politiques.

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Et ce personnage a vraiment existé comme Amelle Chahbi l’avait confié dans OKLMofficial : “Je suis née rue de Saint-Denis. Et j’avais une prostituée en bas de la maison”, a-t-elle lâché et de poursuivre : “Elle était respectée car elle avait un certain âge. C’est ces dames à l’ancienne qui avaient des gros manteaux de fourrures et cette gouaille, cette façon de parler qui te casse tout le monde et qui instaure le respect. Si on lui disait pas bonjour on se prenait une tarte derrière la tête avec ma mère”.

Grâce à son talent, Amelle Chahbi a réussi à rendre ce personnage très réaliste. “Pour le personnage de Rose, la prostituée, j’ai essayé de prendre un accent à la Audiard. C’est un personnage cash, cru même. Mon public naturel peut tiquer, mais je pense qu’il faut libérer la parole. Mon public a d’ailleurs évolué”, avait-elle confié dans les colonnes du Point en 2016. Pour vaincre les clichés qui ont la dent dure, l’humoriste a toujours prôné le dialogue. “Je suis persuadée qu’en dialoguant, on fait avancer les choses. La clef du changement passe par l’empathie, de cela je suis certaine aussi. Mais il faut faire cet effort”, avait-elle conclu.

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