Pour la première fois, 20 femmes accusant Patrick Poivre d’Arvor d’agressions sexuelles et de viols se retrouvent sur le même plateau pour témoigner. C’est dans l’émission À l’air libre de Médiapart, diffusée ce mardi 10 mai dès 19 heures, qu’elles reviendront sur le comportement problématique du journaliste.

Ce mardi 10 mai, elles sortent du silence à visage découvert. Dès 19 heures, sur le plateau d’À l’air libre de Médiapart, 20 femmes prennent la parole pour accuser Patrick Poivre d’Arvor de violences sexuelles et dénoncer son comportement problématique. Parmi les « journalistes, autrices, mais aussi employées de magasin, enseignante, conseillère aux entreprises, bibliothécaire, etc. », âgées de 28 à 63 ans, 8 d’entre elles dénoncent des viols et 2 étaient mineures au moment des faits présumés.

Réunies pour la première fois sur un même plateau, « la plupart ne se connaissaient pas avant le début de l’affaire », précise le site. « Certaines se sont rencontrées pour la première fois sur notre plateau. Toutes ont en commun d’avoir témoigné dans l’enquête judiciaire contre Patrick Poivre d’Arvor, qui a déposé une plainte en ‘dénonciation calomnieuse’ contre seize d’entre elles », peut-on lire. Contacté par Mediapart, l’ancien présentateur du 20h de TF1 a décliné l’invitation de nos confrères et fait savoir par son avocat qu’il « conteste toute violence, sexuelle ou non, à l’égard des femmes qui l’ont accusé ». À la veille de la diffusion de « l’émission exceptionnelle », Mediapart a dévoilé sur Twitter les cinq premières minutes du programme.

🔴 Mardi 10 mai, à 19h, Mediapart vous proposera une émission exceptionnelle : pour la première fois, 20 femmes qui ont témoigné dans l’enquête judiciaire contre #PPDA s’exprimeront sur notre plateau. Certaines prendront la parole pour la première fois à visage découvert. #MeToo pic.twitter.com/B60h4Akmtm

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Patrick Poivre d’Arvor dénonce « l’emballement généré par la déferlante #MeToo »

Face aux nombreuses accusations à son encontre, PPDA a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre 16 des 22 accusatrices, en avril 2022. Dans le document long de 43 pages, l’ancien journaliste qui reste présumé innocent déplore « un retour du puritanisme et de la censure, habilement parés de la prétendue protection des femmes ». Il a ainsi déclaré : « Depuis l’emballement généré par la déferlante #MeToo, la libération de la parole des femmes connaît malheureusement son lot d’excès et de dérives, et les moyens mis en œuvre pour servir cet objectif légitime peuvent s’avérer pervers et dévastateurs« .

Selon l’ex-compagnon de Claire Chazal : « Il ne saurait être donné le moindre crédit à ces seize femmes, journalistes ou écrivains en mal de renommée et/ou féministes de la dernière heure, venues soutenir une ancienne collègue, une amie, voire une simple militante de la cause féminine ». Tout ne serait qu’une histoire de vengeance de la part de femmes n’ayant pas « bénéficié de davantage d’égards, voire d’un simple regard, de la part d’un homme qu’elles ont un temps admiré rend aujourd’hui les mises en cause éconduites ou ignorées très amères, amertume qui les conduit à commettre, par vengeance tardive, le délit de dénonciation calomnieuse », a-t-il estimé.

Crédits photos : Gwendoline Le Goff / Panoramic / Bestimage

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