Les propos que Jean-Luc Mélenchon a tenus dimanche 6 juin sur France Info suscitent une vive émotion chez les familles des victimes de Mohammed Merah tout comme dans l’ensemble de la classe politique.

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Jean-Luc Mélenchon continue de faire parler de lui. Alors que la campagne de vaccination contre le COVID-19 bat son plein, il expliquait en mars dernier pourquoi il refusait de se faire vacciner. En février, Eric Naulleau l’accusait de l’avoir “agressé” et révélait les coulisses du débat entre le candidat à l’élection Présidentielle de 2022 et les éditorialistes de Balance ton post. Jean-Luc Mélenchon ne s’était pas non plus privé d’une petite pique sur le physique d’Édouard Philippe.

Le député La France Insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône a de nouveau suscité la polémique dimanche 6 juin. Sur le plateau de l’émission Questions politiques diffusé par France Info, il a ainsi déclaré : “De même que vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Avant de donner des exemples choisis en 2012, 2017 et 2002 “Ça a été Merah en 2012, ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs-Élysées, avant on avait eu Papy Voise dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance.

Pas question pour Me Klugman de laisser passer de tels propos. Il est en effet l’avocat de Samuel Sandler, dont le fils Jonathan, 30 ans, et les deux petits-fils, Arié et Gabriel, âgés de 5 et 3 ans, ont été abattus le 19 mars 2012 par Mohammed Merah devant l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse (Haute-Garonne). Me Klugman menace de dénoncer Jean-Luc Mélenchon au parquet. Selon lui, “on ne peut pas qualifier ainsi un attentat, on ne peut pas laisser ces paroles en l’état de la part d’un responsable politique de premier ordre“.

Invité sur France Info, ce lundi 7 juin, Me Patrick Klugman a demané à à Jean-Luc Mélenchon de “retirer [ses] propos” avant de les comparer sur BFMTV à “un crachat sur la tombe de [la] famille” de son client. Il s’inquiète en outre de “voir un leader politique souscrire à des thèses complotistes dont on sait qu’elles font un ravage parmi la jeunesse, dans des consciences déjà abîmées. Si on laisse ces propos sans réponse, on laisse un attentat passer pour autre chose, c’est-à-dire une décision qui aurait été calculée“.

Tête de liste France insoumise en Ile-de-France pour les régionales, Clémentine Autain a tenté de défendre Jean-Luc Mélenchon: “Je suis en train de vous dire que ce qu’il a dit, c’est que les assassins choisissent leur moment“. Mais Latifa Ibn Ziaten a réagi elle aussi sur Twitter, appelant au respect.”Je suis la mère d’Imad, militaire mort debout face à l’obscurantisme en mars 2012. Le respect, c’est un minimum pour l’honneur de mon fils, des autres victimes et des familles endeuillées ».

De son côté, Marlène Schiappa, la ministre chargée de la Citoyenneté, s’est pour sa part élevée contre des propos “honteux“, qui “manquent de respect aux familles des victimes”. Mais Jean-Luc Mélenchon a estimé sur Facebook qu’ il ne s’agit que d’”un buzz affligeant“.

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