Puis le grand saut, vous quittez le groupe. Le premier 45 tours est signé Körin Noviz et puis il y a Enzo Enzo qui arrive. Un raz-de-marée en 1994 avec Juste quelqu’un de bien, texte et musique de Kent, Prix de l’Académie Charles-Cros puis une Victoire de la musique. Comment avez-vous vécu ce moment ?
Horrible. Je n’étais pas prête et être saluée pour un titre que finalement, je n’avais même pas écrit… Je l’avais bien porté mais à l’époque, je n’étais pas capable de saisir le travail d’un interprète. Je l’avais choisie, repérée, chantée, honorée. Elle a été récompensée. Moi, ça m’impressionnait, je me disais : « Mais non, pas moi, il ne faut pas qu’on me regarde ! » Ça m’a foutu la trouille, ça m’a permis de faire beaucoup de voyages à l’étranger et d’incarner la chanson française. C’était une très belle carte de visite de qualité, qui n’est pas abîmée.
Fière de cet album et du parcours effectué ?
Oui, je peux dire ça. J’avais envie de faire cet album comme on l’a fait, en étant très exposé, très pur, le moins possible d’instruments enregistrés en même temps, accepter d’être imparfaits. Aller vraiment à l’essentiel de la mélodie. Je suppose que si moi j’en ai envie d’autres oreilles en ont envie.
Source: Lire L’Article Complet