En mars dernier, après les accusations portées contre Pierre Ménès, le journal sportif L’Equipe assurait que le parquet réfléchissait à “se saisir” de cette affaire. Il n’en serait rien à en croire Arash Derambarsh, l’avocat du consultant.

Pierre Ménès

Il y a un mois, presque jour pour jour, Pierre Ménès se retrouvait englué dans une polémique, accusé d’atteintes sexuelles envers de nombreuses collègues féminines, Isabelle Moreau, Francesca Antoniotti et Marie Portolano, après la diffusion du documentaire Je ne suis pas une salope, je suis journaliste, sur Canal+. Depuis, le consultant spécialisé dans le football n’est plus apparu sur le plateau du Canal Football Club, et garde le silence après avoir présenté ses excuses. “Il est très fatigué de la polémique stérile, invraisemblable et stupéfiante”, a fait savoir Arash Derambarsh, son avocat, sur les ondes de Beur FM.

Ce jeudi 22 avril, le défenseur de Pierre Ménès était invité sur le plateau de Touche pas à mon poste. Bernard Montiel en a profité pour demander des nouvelles de l’affaire sur le plan judiciaire. En effet, en mars dernier, le journal sportif L’Equipe assurait que le parquet réfléchissait à “se saisir” de cette affaire. Cela n’a pas été le cas, à en croire Arash Derambarsh.

Zéro plainte

“Il y a zéro plainte, zéro ouverture d’information judiciaire”, a assuré l’avocat devant les chroniqueurs de Touche pas à mon poste. “Vous imaginez, avec la force de frappe puissante du documentaire. […] Et à partir du moment où tout a été dit, le parquet, le procureur de la République, qui peut certainement, encore, changer d’avis, mais ça n’a pas été le cas, n’a pas ouvert d’information judiciaire, a-t-il ajouté.

Arash Derambarsh a ensuite conclu : “Le tribunal public, ce n’est pas Twitter”. Une façon de pointer du doigt ceux qui, sur les réseaux sociaux, ont condamné Pierre Ménès. L’affaire pourrait cependant prendre, malgré tout, une tournure judiciaire : l’avocat a annoncé qu’il avait “mis en demeure” EA Sports, après l’annonce de la firme, sur Twitter justement, de la fin de sa collaboration avec Pierre Ménès. “On ne résilie pas un contrat sur Twitter sur des faits potentiellement reprochés. […] On leur demande des comptes. S’ils ne répondent pas, il y aura une assignation, a affirmé Arash Derambarsh.

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