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Il s’agit d’une des classes de médicaments les plus complexes. Leur bon usage est essentiel pour qu’ils agissent correctement et sans risque. Or, les anticoagulants de nouvelle génération seraient plus efficaces pour maîtriser ces effets indésirables graves d’après une nouvelle étude.
Les anticoagulants sont des médicaments très prescrits : en France, on estime que près de 3 millions de patients en prennent chaque année. Et les seniors sont particulièrement concernés : 14 % des personnes de plus de 65 ans ont pris des anticoagulants en 2013, d’après un rapport de l’Agence de Sécurité du Médicament (ANSM). Ils sont utilisés pour fluidifier le sang et réduire le risque de formation d’un caillot dans les vaisseaux sanguins (on parle de thrombose). Ces médicaments à visée cardiovasculaire sont généralement prescrits à la suite d’une phlébite, d’une embolie pulmonaire, de la mise en place d’une prothèse valvulaire cardiaque, mais aussi en cas de fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque.
Ces médicaments sont tout sauf accessoires : Ils permettent d’éviter des incidents graves et potentiellement mortels. Il en existe deux classes : les antivitamines K (AVK) et les anticoagulants oraux d’action directe (AOD). Les premiers sont bien connus car ils sont utilisés depuis plus de soixante ans. Ils sont d’ailleurs les plus prescrits en France. Les AOD, parfois aussi appelés nouveaux anticoagulants oraux (NACO) sont des médicaments « nouvelle génération » qui agissent directement sur la coagulation, indépendamment de la vitamine K. Or, ils seraient plus sûrs que les premiers. D’après les résultats présentés lors de la dernière conférence de l’American Stroke Association, l’apixaban (un AOD) serait associé à un risque plus faible d’accident thromboembolique, d’hospitalisation et de décès. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont suivi pendant six mois plus de 4 000 patients atteints de fibrillation auriculaire et de syndrome coronarien aigu. Ceux qui avaient pris un anticoagulant oral d’action directe avaient eu moins de complications (saignements, hospitalisation…) que ceux qui avaient été traités avec les classiques antivitamines K.
Rappelons que la prise d’anticoagulant n’est ni anodine ni dénuée de risque. D’après une étude américaine, ces médicaments seraient responsables de 27 % des passages aux urgences chez les 65-79 ans (et même 39 % après 79 ans). Leur bon usage est essentiel. Ils doivent en effet remplir un double objectif : « prévenir et traiter les troubles thromboemboliques, tout en maîtrisant le risque hémorragique induit par ces substance », explique la Fédération française de cardiologie.
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